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Carnets de guerre (1914-1918)

Un témoin lucide

Édouard COEURDEVEY

Un document unique sur la Premiière Guerre mondiale, rédigé par un Poilu et publié 90 ans plus tard dans la collection Terre Humaine.

Un témoignage de plus sur la Première Guerre mondiale, par ceux qui l'ont vécue au jour le jour, alors que vient de disparaître le dernier poilu ? Non, car celui-ci est unique en son genre : c'est la guerre vue des bureaux de l'arrière, ou l'on s'occupe du matériel et de la logistique des mouvements de troupe ; ce qui laisse à l'auteur de ce reportage quasi quotidien – tout au moins pendant trois ans, car la dernière année se passe réellement au front – toute latitude pour observer les faiblesses de l'organisation face à la formidable machinerie allemande, les inepties, parfois criminelles, de la bureaucratie ; mais aussi le comportement des appelés dans toute la diversité de ce gigantesque brassage social, les sourdes inimitiés comme la camaraderie la plus désintéressée, la couardise comme le courage. Beaucoup de temps aussi pour lire les journaux quotidiennement, s'irriter du bourrage de crâne, commenter la stratégie nationale et internationale.
Écrites au fil de la plume, sans presque aucune rature, par un de ces fils de la IIIe République dont l'école permit à un jeune paysan franc-comtois de devenir un intellectuel profondément patriote et catholique engagé, très proche d'un Péguy, ces 900 pages frappent aussi par la qualité de l'écriture, capable de passer d'une hilarante scène de caserne aux réflexions les plus pénétrantes sur la nature du conflit, aux visions d'avenir, à la méditation sur ses propres conflits intérieurs.
Saignée, ruinée, la France de 1918 a perdu, par coupable impéritie, la paix de Versailles ; 1940 et son « étrange défaite » trouve là une de ses explications.

Préface de Jacques Marseille

18 Septembre 2008
ISBN 9782259206556
944 pages

27,50 €


Biographie

Édouard COEURDEVEY

ÉDOUARD COEURDEVEY (mars 1882-mai 1955), jeune rural devenu instituteur de village, a vu le couronnement de sa carrière pédagogique comme directeur d'une École normale d'instituteurs en Alsace (Obernai), ou sa forte personnalité a laissé des traces profondes chez ses anciens élèves et dans les milieux intellectuels catholiques.