Accueil > Catalogue > Ouvrage  Retour

La fabrique des illusions

Jonathan DEE

Chronique culturelle foisonnante, La fabrique des illusions est un roman ambitieux et prenant qui saisit un monde et une génération à travers l'univers de la publicité dans l'Amérique des années 1990.

Molly Howe ne s'attache à personne. Elle traverse l'existence telle une ombre, fuyante et insaisissable, son propre pouvoir de fascination lui échappe. Trop à l'étroit dans un monde étriqué, elle s'enfuit à Berkeley ou elle rencontre John Wheelwright, étudiant en histoire de l'art, prêt à tout pour elle. Jusqu'à ce qu'elle disparaisse.
À dix années de là, New York. John est devenu un jeune homme brillant, sa carrière dans la publicité démarre en flèche, il vient d'être repéré par le gourou visionnaire Mal Osbourne et s'apprête à le suivre dans un défi exaltant et révolutionnaire : tuer la publicité et sauver la création. Absorbé tout entier par l'aventure, il a presque oublié cette béance dans son passé, jusqu'à ce que Molly rejaillisse de l'ombre.
Chassé-croisé narratif de génie, La Fabrique des illusions entremêle les trajectoires de ses créatures et dresse le portrait d'une gigantesque machine à rêves : l'Amérique des années 1980-1990.

23 Août 2012
ISBN 9782259216623
448 pages

22,50 €


Ses ouvrages

Biographie

Jonathan DEE

Jonathan Dee écrit pour le New York Times Magazine, la revue Harper's et la Paris Review. Il enseigne à l'université de Columbia. Les Privilèges, son premier roman publié en France en 2011, a reçu le prix Fitzgerald. Il a également été désigné comme la découverte étrangère de l'année par le magazine Lire et l'un des vingt-cinq meilleurs livres de l'année par Le Point. Avec La Fabrique des illusions, Jonathan Dee continue de dévoiler la palette de ses talents. À rebours de la vogue des romans d'anticipation, il revient sur les pas du monde d'images qui a accouché des désillusions d'aujourd'hui. Cette Amérique-là est la sienne, cette culture est son patrimoine, celle qui baigne toute une génération d'auteurs, de Jeffrey Eugenides à Don DeLillo et Richard Russo.

La presse en parle

Libération

Pour essayer d'expliquer La Fabrique des illusions, il faut naviguer sur plusieurs routes qui se croisent et s'entrecroisent. Et c'est peut-être là le secret d'un roman qui peut perdre celui qui serait trop distrait. Chacun y trouve un peu de tout et cherche les points de jonction.

Terra Femina

Avec une précision et un sens du détail quasi-chirurgicaux, Jonathan Dee décortique, dans La fabrique des illusions, les années 1980-1990 à travers l'industrie de la publicité américaine.

Mediapart

Jonathan Dee construit sans doute l'une des oeuvres les plus stimulantes de la scène littéraire américaine (Les Privilèges, La Fabrique des illusions). Pour lui, « les romanciers écrivent en opposition au récit majoritaire, à la culture dominante, ils oeuvrent à une contre-culture».

Le Nouvel Observateur

Comme Jonathan Franzen, à qui on le compare souvent, Jonathan Dee excelle à saper le mythe du rêve américain à travers la dissection des moeurs de la classe moyenne - qu'il connaît pour en être issu - sans jamais porter un quelconque jugement. Il en laisse le soin au lecteur. «Ce qui m'intéresse, c'est de dépeindre des personnages dont les valeurs sont pour le moins étranges et exotiques.» Et c'est en privilégiant la description de leur univers professionnel qu'il les introduit dans une histoire qui inéluctablement finit par les dépasser.

The New York Times Book Review

Un grand roman, très impressionnant. Jonathan Dee livre ici une chronique culturelle intense et foisonnante.